Pourquoi l'accès local est toujours important en généalogie
Cette semaine, l'inquiétude suscitée par les fermetures prévues des centres de recherche des Archives nationales à Chicago et à San Bruno, en Californie, a remis en lumière un vieux problème de généalogie : tout n'est pas en ligne.
Written by Glenn Henskens
Pour les chercheurs habitués à rechercher des milliards de noms depuis chez eux, il est facile de supposer que les lacunes restantes finiront par disparaître grâce à la numérisation. Pourtant, d'énormes quantités de documents d'archives existent encore uniquement sur papier. Le débat sur les fermetures porte donc sur plus que deux bâtiments. Il rappelle que l'accès à l'histoire familiale dépend encore, dans de nombreux cas, du lieu où un document est physiquement conservé.
La généalogie numérique a changé le point de départ, pas la ligne d'arrivée
La transformation de la généalogie au cours des deux dernières décennies a été remarquable. Les recensements, les actes d'état civil, les listes de passagers et les dossiers militaires peuvent désormais être consultés en quelques secondes. Les chercheurs peuvent construire des parties substantielles d'un arbre généalogique sans jamais entrer dans une archive.
Mais la numérisation a tendance à favoriser les grands ensembles documentaires organisés. Les sources qui résolvent des problèmes difficiles sont souvent moins pratiques : un dossier judiciaire non indexé, un acte notarié, un registre paroissial jamais numérisé, un dossier de succession ou un fonds municipal décrit uniquement dans un instrument de recherche.
Parfois, Internet vous indique que le document existe. Il ne peut tout simplement pas vous le montrer.
Les archives ont encore une géographie
Cela importe tout particulièrement lorsque la recherche franchit des frontières.
Un descendant à New York peut repérer un document conservé dans une archive départementale en France. Quelqu'un en Australie peut avoir besoin d'un registre paroissial en Allemagne. Un chercheur en Europe peut trouver une notice de catalogue pour un dossier dans une archive régionale américaine.
À ce stade, le défi change. La question n'est plus Où dois-je chercher ? mais Comment puis-je réellement accéder à ce document ?
Le dernier kilomètre de la généalogie
Il s'agit du dernier kilomètre de la généalogie : l'écart entre la découverte de l'existence d'un matériau potentiellement utile et son examen effectif.
Les généalogistes ont toujours compté sur les sociétés d'histoire locales, les bénévoles d'archives, les chercheurs professionnels, les parents éloignés et d'autres passionnés pour atteindre des sources auxquelles ils n'ont pas accès eux-mêmes. Ce qui change, c'est notre capacité à organiser cette aide au-delà des frontières.
Mettre en relation chercheurs et documents
C'est l'idée derrière GenealogyDirect.
Plutôt que de fonctionner comme une autre base de données généalogique, la plateforme met en relation des personnes confrontées à un obstacle archivistique ou de recherche avec des chercheurs pouvant aider localement.
Un demandeur peut décrire le document ou le problème de recherche, tandis que des chercheurs peuvent proposer de récupérer un document ou d'effectuer le travail moyennant une rémunération convenue. Dans certains cas, la tâche peut être simple : photographier un dossier précis dans une archive. Dans d'autres, elle peut nécessiter plusieurs heures de recherche locale.
L'important est que le document n'ait pas besoin d'être en ligne pour que la recherche puisse se poursuivre.
Pourquoi cela reste important
La numérisation continuera de faciliter la généalogie, et chaque collection nouvellement numérisée retire un obstacle de plus. Mais des milliards de documents resteront dans des archives, des bibliothèques, des églises et des dépôts locaux pendant des années.
Pour les questions difficiles d'histoire familiale, l'accès physique continuera donc d'être important.
Lorsque le document ne peut pas être transporté jusqu'au chercheur, parfois la solution la plus pratique reste que le chercheur se rende sur place.